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La Brooklyn Art Library : mi-musée, mi-bibliothèque et re mi-ours derrière

Je vous fait la promesse que lire cet article va illuminer votre journée.

Sinon, le cahier de doléances est ouvert dans les commentaires !

Salut tout le monde !

Comment allez-vous en ce milieu de février (Bon sang ! Je me rends compte qu’il y a déjà un mois et demi que nous sommes en 2019 !) ? L’année a-t-elle bien commencé pour vous ?

Je vous avoue que lorsque je suis en France, c’est la période que je préfère. Les jours sont déjà plus long d’une heure, on sent dans l’air un petit quelque chose qui évoque le printemps sans savoir encore vraiment quoi… Et c’est aussi la période où un flot de créativité se déverse en moi après les mois creux de l’hiver où on ne voit pas beaucoup la lumière. En février, j’ai envie de créer H24.

Et c’est pour ça qu’aujourd’hui, même si j’ai déjà consacré de nombreux articles à New-York et que je vous ai déjà raconté tant d’histoires sur nos aventures là-bas que j’ai peur de vous lasser, j’ai envie de vous parler d’un lieu extraordinaire.

Mais d’abord, une explication s’impose.

J’ai des dizaines de carnets chez moi, entamés et remplis de tas d’idées que je n’ai pas le temps de réaliser maintenant, chaque carnet ayant son thème propre: croquis, journal, idées pour le blog, déco pour quand un jour j’aurais une maison, arrangements paysagers pour mon futur jardin (je ne suis pas folle vous savez !) … Et c’est généralement à cette période de l’année qu’ils se remplissent, m’assurant un stock d’idées inépuisable pour les mois plus calmes. Mes carnets sont mon cerveau de secours.

Créer, dessiner, peindre, graver… J’adore ça. J’aime les arts graphiques et plastiques de tout mon cœur. Je suis fan de toutes les initiatives qui promeuvent la créativité et les cadeaux les plus fréquents que je fais aux enfants de mon entourage sont des articles de loisirs créatifs. Créer, c’est la vie.

Alors quand j’ai découvert la Brooklyn Art Library sur leur compte Instagram nommé le Sketchbook Project il y a maintenant plus de trois ans j’ai adoré le concept.

La Brooklyn Art Library et le Sketchbook Project : de quoi s’agit-il ?

Si l’on traduit le nom littéralement, il s’agit de « la bibliothèque d’art de Brooklyn » et du « projet carnet de croquis ».

Mais ça vous fait une belle jambe.

Essayons autre chose : selon la définition du site internet de la Brooklyn Art Library, il s’agit : « d’un musée gratuit où l’on peut toucher les œuvres ».

En fait, il s’agit d’un projet lancé en 2006 qui consiste à vendre des carnets blancs que les artistes du monde entier peuvent remplir et modifier à leur guise, tant que la taille extérieure du carnet reste inchangée (pour des raisons d’optimisation de l’espace dans leur local, qui n’est pas si grand).

Une fois le carnet (« sketchbook » en anglais) rempli, il faut le renvoyer à l’adresse de la Brooklyn Art Library. Il sera alors catalogué, numérisé et rangé dans les rayons par l’équipe, rejoignant les plus de 40000 carnets déjà présents.

Et ce qui est merveilleux, c’est que ce lieu se visite gratuitement et que tous les carnets peuvent être consultés, par n’importe qui. Il suffit de chercher dans l’ordinateur qui est sur place par artiste, par technique, par mot-clef et un membre de l’équipe va chercher le carnet en question pour que vous puissiez le parcourir et le contempler.

D’où le nom de « bibliothèque d’art ».

N’est-ce pas fou ?!

Des artistes de plus de 130 pays ont déjà participé au projet et on y trouve des créations incroyables. De la broderie sur papier, des collages, de l’aquarelle, du dessin, des poèmes, des journaux intimes… Incroyable je vous dis.

Visiter la Brooklyn Art Library avec des yeux d’enfant

Vu que j’admire les créations que The Sketchbook Project partage sur Instagram depuis des années, il était inconcevable pour moi d’être à New-York sans passer à Williamsburg, quartier où sont installés leurs locaux. C’était un peu un genre de pèlerinage culturel.

Nous nous y sommes rendus après environ 3 semaines, je crevais d’impatience.

Quand nous sommes arrivés, nous étions seuls dans la salle où sont exposés tous les carnets. J’avoue que c’est un peu impressionnant, car il faut « déranger » la personne qui est là chaque fois qu’on veut voir un carnet.

Mais après un quart d’heure, une classe d’enfants d’environ 8 ans est entrée, avec tout le bruit que peuvent faire une trentaine de petites personnes ravie de ne pas être à l’école.

Joyeux bordel donc.

Ça a été une super occasion pour nous d’observer les méthodes d’enseignement américaines (chapeau à l’enseignante qui arrive à faire le silence en moins de 3 secondes sans crier), mais surtout, ça a été une chance inouïe pour nous.

Parce que l’équipe avait sorti les carnets les plus beaux et les plus insolites pour les faire voir aux enfants !

Vous pensez-bien qu’on n’a pas laissé notre part au chien et qu’on a profité de l’occasion, feuilletant après les petits ceux qui nous attiraient le plus.

Voici quelques photos de mes préférés.

« Sandwich », le sketchbook qui m’a fait le plus rire

Celui-ci est celui qui m’a fait le plus rire . Il s’intitule « Sandwich » et il est… EN FORME DE SANDWICH ! Pendant un an, l’auteur a noté et dessiné dans son carnet tous les sandwichs qu’il mangeait ainsi que l’endroit où il les achetait. (malheureusement, impossible de retrouver le nom de l’artiste !). Le carnet se déplie en accordéon.

 

L’une des pages intérieure. Il dessinait aussi certains ingrédients. Vous trouvez pas que c’est trop beau ?!

 

Et à la fin il a fait des statistiques sur tous les sandwichs mangés pendant l’année ! Les chiffres donnent un peu le vertige : il a mangé 206 sandwichs en 2011 et a dépensé pour ça 4% de son salaire, soit 2285$ en tout !

Quand j’ai envoyé les photos à ma famille, mon petit frère a eu cette analyse très juste :

« Ces carnets sont incroyables ! C’est des trucs auxquels j’aurais jamais pensé, je suis content de voir ça. Avec Internet, il y a des gens qui enfin se rencontrent alors qu’avant, ça se trouve ils croyaient qu’ils étaient les seuls gens bizarres à dessiner et statifier leurs sandwichs alors qu’en fait pas du tout, ils sont plein. »

Le sketchbook qui m’a le plus impressionnée

Celui-ci m’a impressionnée par la somme de travail qu’il a dû falloir pour le réaliser. L’artiste, Sue Turner, a enrobé chaque page de tissu.

Il s’agit d’un sorte de journal intime où elle parle à la fois de son jardin et d’un voyage qu’elle a fait. A chaque page, certains éléments sont en pop-up.

 

L’une de pages sur ses voyages. L’empreinte de chaussure est peinte à l’encre dorée.

 

La dernière page du carnet. Les couleurs, la techniques, les textures… TOUT ME PLAIT !

 

Pages bonus : dessins mignons venus d’autres sketchbooks

Sur un autre carnet, ces jolies broderies dont j’ai malheureusement oublié de noter le nom de l’artiste.

 

On était à New-York, je n’ai pas pu m’empêcher de photographier ces écureuils trop mignons dans ce carnet intitulé « Down my Street » et réalisé par Irene G. Lenguas.

 

Ce carnet était entièrement tamponné et très beau. L’artiste avait signé à la fin : Talktothesun. En faisant des recherches pour trouver plus de son travail en ligne, j’ai découvert qu’elle (ou il ?) avait une boutique sur Etsy.

Bref : foncez à la Brooklyn Art Library

J’espère que ces quelques photos vous auront mis-e en appétit et que vous avez maintenant envie de soutenir le projet, voire de participer. Si vous êtes à New-York et que vous avez envie de faire une activité gratuite qui sorte un peu de l’ordinaire, foncez ! C’est l’endroit le plus cool du monde.

Et pour ceux qui restent chez eux ? Il y a plus de 20000 carnets numérisés dans la « digital library » (soit la « bibliothèque numérique » en français). On peut chercher par thème, par auteur, par technique… De quoi en prendre plein les yeux !

Allez, je vous embrasse, et n’oubliez pas de vous montrer créati-ve-f-s !

Marie B.

PS : Si vous êtes un-e artiste, vous pouvez participer au financement de ce lieu magique en commandant un carnet sur le site internet de la Brooklyn Art Library.

PPS : je parle, je parle, et j’en oublie le plus important : vous donner l’adresse ! La voici :

Brooklyn Art Library

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7 Comments
  • Brigitte
    février 11, 2019

    I Want absoutly to see this amazing place when I ‘ll be in this town in september. Thank you so much Marie.

  • Val Lao sur la Colline
    février 11, 2019

    Je suis derrière mon écran, et je pleure. Je trouve ce projet extraordinaire, et terriblement émouvant. Merci, merci pour cette découverte ! Je ne sais si je reviendrai à NYC, mais c’est sûr et certain, si c’est le cas, cette bibliothèque sera une des priorités.
    Mais comment faire pour choisir quel carnet consulter quand on ne sait pas ce qu’on peut y trouver ? Quel dilemme ! Faut-il être un artiste reconnu pour participer, ou toi qui dessines, par exemple, peux-tu remplir un de leurs carnets ? Seulement des croquis / peinture / dessins ou aussi des textes ?
    Je n’ai pas encore cliqué sur le lien « digital library », j’ai un peu peur de la vague d’émotions qui vont immanquablement m’envahir, je me garde ça pour un moment plus propice, avec un sandwich bien sûr !

  • mademoisellebambelle
    février 11, 2019

    C’est effectivement très difficile de choisir, on est submergé par le nombre ! Il faut faire des recherches par mot-clé, par médium… On peut aussi demander au bibliothécaire de nous en sortir un qu’il aime et il y a aussi « au hasard » dans l’ordinateur.
    Et ce qui est super c’est que tout le monde peut participer, c’est même comme ça que le lieu est financé : par l’achat des carnets vierges. J’en ai d’ailleurs acheté un quand j’étais là bas, mais je ne sais pas encore ce que je vais mettre dedans. Et tu peux mettre ce que tu veux dedans. Par exemple, l’un de ceux que j’ai consulté étais la biographie d’un père par son fils, avec des photos, des croquis… Mais aussi beaucoup de texte !
    Il y en a qui sont complètement recouverts de tissu, d’autres très simples… Il y a vraiment de tout, n’hésite pas à regarder la digital library quand tu sera prête 🙂 (avec un thé c’est pas mal non plus. Moi je la regardais l’an dernier pendant mes pauses de midi au travail).

  • Fanchette
    février 14, 2019

    Ho la la la la la la…
    nan mais Ho la la lala…
    Ce carnet pop-up brodé…
    Han…
    Et ce carnet de sandwich !!!!!!!! trop drôle-bizarre-beau-incroyable !
    Cet endroit a l’air merveilleux. Tout simplement.
    Tes articles sur NY me donnent (presque) envie d’y aller alors que a la base c’est pas mais pas du tout my cup of tea.
    Moi je rêve de Nantucket, de Cape Cod et Martha’s Vineyard, Petite-Plaisance Marguerite de Yourcenar, Winslow Homer et compagnie tu vois (tu la vois la bonne vieille frenchy intello écrivaine avec son mari peintre… voilà c’est moi, c’est nous !!)! Alors Ny et ses hot-dog c’est pas gagné… Mais je dois dire qu’en te lisant, je me dis « Why not going darling ?!»…

    Merci pour l’info.
    Et bon voyage.

    • mademoisellebambelle
      février 17, 2019

      Oh c’est chouette Fanchette que ça te donne envie de découvrir la ville ! Si ça peut te rassurer, New-York ce n’était pas ma tasse de thé non plus. Moi j’aime la campagne, la nature, le silence et l’air frais. Donc a priori, je n’avais pas grand chance que ça me plaise.
      Mais c’est vrai ce que tout le monde dit à propos de cette ville : il y a une énergie qui ne laisse pas indifférent et j’ai été happée par ça. Il y a un peu une ambiance « tout est possible », « fais ce que tu veux ».
      Et les musées… <3 La ville a tellement gagné mon coeur qu'on y retourne passer 2 semaines en Septembre !

  • Agdel
    mars 28, 2019

    Mais c’est extraordinaire, quelle belle idée !

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